Martine : Chris, je t'en supplie, on parlera de ça plus tard ! La chef nous observe du coin de l'oeil, j'ai l'impression qu'elle commence à se rendre compte que ça part en cacahuète avec les clients.
Chris : "Ca part en cacahuète" ?! Elles sont trop mignonnes, tes expressions, Titine ! Ok, je te laisse bosser tranquile. Mais compte sur moi pour revenir à la charge !
Martine : Malheureusement, oui !

Julia, la directrice du magasin : Qu'est-ce qu'ils fabriquent encore ces deux bras cassés ? Ca fait vingt minutes que les clients attendent, si ce n'est plus ! Note pour plus tard : ne plus jamais les placer au même poste au même moment. Si j'en vire pas un avant ce soir.

Quelques instants plus tard, le rush est enfin passé et la file d'attente écoulée.
Clarisse : Ouf ! J'ai cru qu'on allait jamais s'en sortir avec vos idioties. On va pouvoir souffler un peu.
Chris, de mauvaise foi : Je vois pas de quelles idioties tu parles.
Clarisse, épuisée : Celles qui ont fait que j'ai encaissé trois fois plus de clients que vous deux réunis !

Chris : Oh ça va hein, tu agrémentes largement ton salaire il me semble, avec tout ce que tu piques au magasin, alors te plains pas que tu bosses plus !
Clarisse : T'as une cliente.
Chris : Tu t'en tires bien, mais un jour tu te feras peut-être choper, ou dénoncer par un collègue honnête... Fais gaffe, Martine est super honnête. Sans blague, elle a un sens de la justice hyper développé, je suis obligé de la tenir comme une lionne en cage, sinon elle t'aurait déja dénoncée depuis un bail...
Martine : T'exagères Totoff, j'suis pas une vilaine rapporteuse ! Et puis c'est toi qui m'a dit qu'elle piquait des trucs, moi j'étais même pas au courant alors...
Chris : T'es pas sensée oublier mon surnom débile au boulot ?

J'ai trop la
dalle!



























